Les villages de Tel-Aviv

Tel-Aviv n'est pas une ville — c'est une série de villages qui se sont retrouvés côte à côte sans vraiment se choisir. Neve Tzedek n'a rien à voir avec Neve Sha'anan. Florentine regarde Shapira de loin. Et Ahuzat Bayit, le quartier fondateur, a disparu des cartes sans que personne ne s'en émeuve vraiment. Chaque quartier raconte une histoire différente de la même ville. Ces chroniques sont là pour les lire — pas pour vous dire où aller, mais pour vous dire ce qui s'est passé là.

Ahuzat Bait

Le quartier qui a fondé Tel-Aviv a été effacé par la ville qu'il a créée. Il faut savoir où regarder — mais presque tout est encore là.

 
street art florentine

Le quartier Florentine

Neve Tsedek s'est refait une beauté. Florentine a refusé. Et c'est Florentine qui a gagné.

 

Kerem Hateimanim

On entre dans le Kerem pour les ruelles et le café botz. On en ressort avec l'histoire des enfants yéménites disparus.

 

Neve Tzedek

En 1886, des familles juives quittaient Jaffa pour fuir la promiscuité. Elles ont fondé sans le savoir le quartier le plus prisé de Tel-Aviv.

 
bâtiment avec une porte condamnée

Neve Sha’anan

Dans la gare centrale de Tel-Aviv : un abri anti-bombe pour 16 000 personnes, une salle de cinéma jamais ouverte, un tunnel de bus devenu grotte de chauves-souris, et au 5e étage, une bibliothèque yiddish. C'est une ville dans la ville — et personne n'y va.

 

Abu Kabir

Sous le parc HaHorshot, un village. Sous le village, d'autres couches encore. Tel-Aviv a cette façon d'enterrer son histoire sous des pelouses bien entretenues.

 

Shapira

Florentine est branchée, Neve Tzedek est chic. Shapira, lui, n'a pas encore décidé ce qu'il voulait être - et c'est pour ça qu'il est intéressant.

 
Le Cercle - Chaque vendredi, Avram Sarfati écrit depuis Tel-Aviv — un quartier, une histoire, un regard que les guides ne voient pas.
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